par Marc Godbout
Source: Radio-Canada
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Date 10 octobre 2013
>>> REPORTAGE VIDEO IÇI <<<
La Cour suprême du Canada entend, jeudi et vendredi, la cause de Mohamed Harkat, cet Ottavien d'origine algérienne soupçonné d'activités terroristes par le gouvernement canadien.
Mohamed Harkat conteste la constitutionnalité du certificat de sécurité délivré contre lui et qui a permis aux autorités canadiennes de l'arrêter.
L'audition de la cause sera entourée de secret. Pour la première fois dans l'histoire du plus haut tribunal du pays, la journée d'audience de vendredi aura lieu à l'extérieur de l'édifice de la Cour suprême. Les juges seront retranchés dans un endroit tenu secret pour des raisons de sécurité nationale.
Une dizaine d'intervenants doivent défiler devant le tribunal, dont la directrice générale du Conseil canadien pour les réfugiés, Janet Dench.
« C'est une ironie, parce qu'on est en train de contester l'utilisation des preuves secrètes pour décider du sort d'un non-citoyen et là, on va également utiliser des audiences secrètes », souligne Mme Dench.
Mohamed Harkat réclame l'abolition du certificat de sécurité parce qu'il repose sur des documents secrets qui ont été détruits. Des groupes qui l'appuient estiment que cette procédure va à l'encontre des droits fondamentaux de Mohamed Harkat.
Au cours de l'audition, les avocats spéciaux nommés par le gouvernement et chargés de défendre les intérêts de Harkat viendront dire au tribunal qu'ils ne peuvent pas faire leur travail.
De son côté, le gouvernement fédéral demandera au plus haut tribunal du pays de maintenir le certificat de sécurité. Il estime toujours que Mohamed Harkat représente une menace à la sécurité du pays.
Jeudi matin, une cinquantaine de personnes arborant des affiches se sont rassemblées devant l'édifice de la Cour suprême en appui à Mohamed Harkat pour dénoncer les certificats de sécurité.
Rappel des faits
by Ian McLeod
Source: The Ottawa Citizen
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Date: October 10, 2013
OTTAWA — Mohamed Harkat looks anxious, like a man with a trap door beneath his feet.
He’s seated in the living room of his modest brown-brick rowhouse on Ottawa’s southeast side. Sophie Lamarche Harkat, his wife and foremost defender, is at his side. The place is neat and tidy. The rest of their life is a mess.
Canada’s national security apparatus has had a stranglehold on Harkat since Dec. 10, 2002, when the gas station cashier was arrested here as an alleged al-Qaida “sleeper” agent.
It was international Human Rights Day. The recently married Algerian refugee claimant was hauled off to prison for 42 months under a secretive security certificate that allows federal immigration authorities to deport non-citizens deemed a threat to national security.
Then came seven years of virtual house arrest. All with no criminal charge and no trial.
After more than a decade Harkat, now 45, and his lawyers are still fighting deportation on grounds that call into question the state of fundamental justice in Canada.
On Thursday, the Supreme Court sits in open session to consider aspects of the case and whether national security secrecy trumps judicial transparency, accountability and the right to a full defence.
Both the government and Harkat are appealing a 2012 Federal Court of Appeal decision, which ruled that Harkat deserves a new Federal Court hearing to determine if he’s a threat to national security; that his right to a fair hearing was compromised by the Canadian Security Intelligence Service, which destroyed recordings of taped conversations from the mid-1990s; and that CSIS informants are not entitled to the blanket legal protection given to police informants to shield their identities.
On Friday, the high court is to reconvene in an extraordinary session at an ultrasecret, secure location to hear classified arguments. Harkat and his lawyers are barred from attending.
And therein lies the central issue — secrecy.
Here are some more photos courtesy of Murray Lumley. These were taken on, October 11th, the morning of the secret portion of the Supreme Court proceedings. Social justice activist Matthew Behrens led a group of "crime scene investigators" through downtown Ottawa searching for the secret location of the secret Supreme Court hearings.
On October 3rd The Justice for Mohamed Harkat Committee staged a Visual Presentation to protest government secrecy and to inform the public about Mohamed Harkat's upcoming Supreme Court hearings (October 10, 9:00am) in which he will challenge the security certificate regime that he has lived under for more than a decade.
The presentation was held at the Human Rights monument on Elgin Street in Ottawa.
Click on the above to see more photos from that day. All photos courtesy of Philippe Parent.
[OTTAWA, OCT 10] A staged adaptation of Kafka's The Trial
par Marc Godbout
Source: Radio-Canada
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Date: 18 juillet 2013
[ LINK: Un video reportage de Marc Godbout ]
Mohamed Harkat, un homme d'Ottawa soupçonné d'être un collaborateur d'Al-Qaïda, s'est fait retirer son bracelet GPS après l'avoir porté pendant sept ans, à la suite d'un jugement de la Cour fédérale rendu mercredi.
Le juge Simon Noël considère que M. Harkat, qui a toujours nié tout lien avec le terrorisme, représente un faible danger, sans compter que les autorités fédérales n'ont pas réévalué son dossier depuis 2009.
De plus, le résident d'Ottawa n'a brisé aucune de ses conditions depuis sa libération. Celles-ci sont disproportionnées par rapport au danger qu'il représente, selon le magistrat.
Le bracelet électronique que Mohamed Harkat portait à la cheville permettait aux autorités de le retracer en tout temps. M. Harkat avait demandé en juin le retrait de son GPS, arguant notamment que le dispositif nuisait à son travail et l'empêchait de dormir, l'affectant physiquement et psychologiquement.
M. Harkat, un réfugié algérien arrêté en décembre 2002 en vertu d'un certificat de sécurité, était assigné à résidence, à Ottawa, avec des conditions très strictes depuis sept ans. L'ancien livreur de pizza et préposé dans une station-service habite avec sa femme Sophie.
Le gouvernement du Canada avait assoupli récemment ses conditions de libération, lui permettant notamment d'utiliser son téléphone cellulaire.
Le couple soulagé
Click on the photo of Mohamed to see all items related to him. JUNE 2017: Mohamed Harkat once again faces deportation to his native Algeria after the Supreme Court of Canada declared the federal government’s security certificate regime constitutional.
This fight is not over. The Justice for Mohamed Harkat Committee will re-double its efforts to see that justice is done for Mohamed Harkat and that the odious security certificate system of injustice is abolished once and for all.